Les classements à mi-parcours réservent plein d’excellentes nouvelles pour la transition écologique des bâtiments tertiaires

 

Mi-parcours déjà pour les marathoniens de l’énergie engagés dans le concours CUBE Etat, le concours d’économies d’énergie annuel dédié aux bâtiments de l’Etat qui a commencé le 1er novembre 2023. L’occasion d’un nouveau point sur le palmarès.

Au top 20, à moins d’une baisse de régime et si les résultats se confirment, non seulement la barre des 15% d’économies d’énergie annuelles sont franchies, mais on compte 9 candidats au-dessus des 20% d’économies d’énergie et 3 candidats médaillés de platine, c’est-à-dire qui ont franchi les 25%. Des performances hors-norme, servies par de légères actions de recommissionnement côté technique et un travail sur l’usage avec l’ensemble des agents. A ce stade, gardons-nous de révéler un podium, et citons pêlemêle les champions de l’énergie après six mois d’efforts, et révélons les matches les plus serrés de cette mi-saison.

Séparées du top 10 par un simple dixième, par exemple, citons le site Lyon Saône de VNF aux prises avec la Direction Interrégionale des Douanes de Lille et la BU Technique du Campus Lyontech La Doua Ouest. Ces trois candidats hors pair sont légèrement devancés par le CSTB de Sophia Antipolis et le bâtiment Droit Courbet de l’Université de Franche-Comté. A la cinquième place du classement général, le Palais de Justice de Papeete continue de défrayer les chroniques outremarines ! 
Nouveau venu au top 20, le Palais de Justice de Thonon se dispute au dixième près avec deux VNF, celui du Gray-Saône et celui de Done Canal du Rhône au Rhin. Parmi les belles entrées au classement : l’Université de Béthune qui prend la 14e place, juste devant la Direction Départementale des Finances Publiques du Var…

Les retrouverons-nous tous dans six mois sur la ligne d’arrivée ? Et quels nouveaux seuils de performance franchiront-ils jusque-là ?
Au regard de leurs résultats à mi-saison, il est permis de tout espérer, de tout imaginer. Et il ne s’agit là « que » du peloton de tête. Ils sont des centaines derrière eux, à avoir franchi les 10% d’économies d’énergie, et toutes les accélérations peuvent encore advenir. Rien n’est joué !

 

Côté podiums par types de bâtiment, nous n’avons pas encore cité parmi les bâtiments recevant du public la STAPS Enseignement Administration, autre bâtiment en lice de l’Université de Franche Comté, qui prend la 4e place de sa catégorie avec déjà 14,9% d’économies d’énergie réalisées à fin mai. La médaille d’argent a minima devrait l’attendre sur la ligne d’arrivée.

Parmi les bâtiments d’une surface comprise entre 2500 et 5000 m², la Chambre des Comptes Nouvelle-Aquitaine et la Sous-Préfecture et Trésorerie de Sarcelle continuent de se démarquer, challengées par le CSTB à Sophia Antipolis et la DDFIP du Var, mais aussi par l’Institut Polaire Français et CNRS à Plouzané, qui atteint fin mai les 16% d’économies d’énergie cumulées.

Dans la catégorie « poids-lourds », qui met en compétition les bâtiments de plus de 5000 m², ce sont le Rectorat d’Académie de Rennes, Météopole et la Préfecture Régionale d’Île-de-France qui se partagent un excellent podium provisoire, représentant à eux trois 33 169 m² et 6,69 GWh /an… Imaginons qu’ils fassent chacun 20% d’économies d’énergie !

Quant aux plus petits, ils ne sont pas des moindres : les bâtiments de moins de 2500 m² pourraient bien se réserver, en plus de leur podium, le podium général. Ce classement provisoire a beau ne pas être figé, nous le tairons à des fins de pur suspense.

Les bâtiments techniques continuent de prouver qu’il y a des gisements d’économies d’énergie à trouver dans les environnements les plus contraignants ! La preuve se trouve aisément au Parc de Saint Quentin du Cerema, à l’Institut des Sciences de la Vigne et du Vin et au site d’Annecy du LAPP/CNRS qui laissent derrière eux le cap des 10% à seulement six mois de la fin de la compétition. Et s’en approche « dangereusement » lui aussi le Centre des Archives Diplomatiques à la Courneuve qui pourrait bien dépasser les 14% d’économies d’énergie cumulées à la fin de la compétition !

Enfin, dans les DROM COM, si Papeete donne un la très exigeant à ses pairs, on trouve à La Réunion et à La Martinique de belles candidatures, qui n’ont pourtant pas bénéficié de la fameuse « saison de chauffe », véritable accélérateur pour les candidats métropolitains. Gare aux bonnes pratiques sur la climatisation… Ces bâtiments outremarins ont encore de belles cartes à jouer.

Il faut faire un dernier point d’étape : celui des émissions de gaz à effet de serre évitées. Le top 20 des candidats a en six mois dans son intégralité dépassé les 22% de CO2 non émis par rapport à leur courbe de référence, et c’est extraordinaire : le site de VNF, Toulouse Canal du Midi a évité 37,3% d’émissions, STAPS Administration Enseignement de l’Université de Franche-Comté en a évité 38,8% et le Site Universitaire de Béthune, 43,1%. Nous sommes seulement en mai. L’effet que ce concours peut générer au plan environnemental est phénoménal. Les champions de l’Etat en font la preuve, mois après mois. Bravo et merci à eux. 

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